Les co-infections de Lyme

La tique, au moment de la piqure, peut nous transmettre dans 1,1 à 3,4%, la maladie de Lyme, mais en plus de cela elle peut transporter avec elle d’autres maladie, notamment :

La Babésiose

Ou Piroplsamose, est une maladie causée par des protozoaires voisins des Plasmodium : les Babesia (une centaine d’espèces répertoriées à ce jour). Le parasite est inoculé habituellement par une tique.

Deux zones de forte endémie existent en France : le sud-ouest et la périphérie du Massif central. Les vétérinaires disent rencontrer 1% de chiens malades de babésiose dans leurs cabinets.

Les chevaux de Camargue sont infectés par Babesia à près de 20%.

Après une incubation silencieuse de une à trois semaines, survient une hémolyse intravasculaire se traduisant cliniquement par l’émission d’urines rouges voire même noires, une fièvre importante associée à des frissons, des sueurs profuses, des lombalgies, des céphalées et myalgies, des douleurs abdominales et un ictère orangé. La babésiose peut persister de manière asymptomatique pendant des mois, puis reprendre avec une symptomatologie clinique et des résistances aux traitements ont été observées.

Toute suspicion de babésiose doit être considérée comme une urgence absolue et un traitement doit être initié le plus rapidement possible.

Les Bartonelloses

Les différentes espèces de Bartonella infectent de nombreuses espèces de mammifères, dont l’Homme.
Les animaux, sauvages et domestiques, constituent le principal réservoir des 25 espèces actuellement décrites. Chiens et Chats sont les principaux pourvoyeurs de bartonelles, par transmission directe. Ils sont porteurs d’au moins 6 espèces, dont 4 sont reconnues pathogènes pour l’Homme.

Chaque espèce de Bartonella possède un hôte naturel et, probablement aussi, un arthropode vecteur (tiques, puces…).
L’importance et la diversité du réservoir animal et des arthropodes vecteurs portent à penser que l’exposition au risque est bien supérieure à ce qui a été supposé jusqu’à présent.
Le diagnostic clinique est parfois très évocateur, en présence d’adénopathies survenues après griffure par exemple.

Les Rickettsia

Les Rickettsia sont de très petites bactéries et se composent à ce jour de multiples espèces et de dizaines de souches encore mal connues. La majorité de ces bactéries est associée à une tique qui leur sert de vecteur et souvent de réservoir. Les Rickettsia sont à l’origine de bon nombre de maladies émergentes, potentiellement mortelles.
Les Rickettsiæ se multiplient fréquemment à leur point d’inoculation pour donner une escarre.

En France métropolitaine différentes espèces de Rickettsia peuvent être rencontrées, mais le pouvoir pathogène de nombreuses espèces de Rickettsia demeure encore inconnu.

On emploie le terme de rickettsioses pour l’ensemble des maladies causées par les bactéries de l’ordre des Rickettsiales, et inoculées par des arthropodes. Ces maladies ont une incubation moyenne de 6 à 10 jours et se déclarent par un intense syndrome grippal associant une fièvre élevée d’installation brutale, céphalées, arthralgies, myalgies, nausées, vomissements. Non traitée, cette fièvre peut durer plusieurs semaines avec des céphalées, des malaises, un état de prostration.
Une éruption cutanée maculeuse peut se généraliser. L’observation de cette éruption oriente a priori vers une rickettsiose ; surtout si elle est associée à la découverte d’une escarre d’inoculation (cette tache noire est très fréquente, excepté dans la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses), ou si le patient relate une morsure d’arthropode survenue dans une zone d’endémie.

Des complications graves peuvent survenir si le traitement tarde à être mis en œuvre. Le diagnostic de rickettsiose repose d’abord sur des données cliniques et surtout épidémiologiques (saison, séjour en zone d’endémie, espèce de tique vectrice, chien, profession).

Le plus difficile pour les malades de Lyme reste souvent de savoir, si les différentes pathologies sont dues à la seule maladie de Lyme, ou bien à de multiples co-infections dues à la/les piqure de tique.

Aux USA ou bien en Allemagne, les cliniques font systématiquement la recherche de ces différentes co-infections, car le traitement n’est pas identique en fonction du résultat, et à elles seules, parfois, les co-infections peuvent expliquer de très nombreuses pathologies.

Ehrlichia, Chlamydia Pneumoniae, Chlamydia Trachomatis, Mycoplasma, Yersinia, Rickettsia, Epstein-Barr Virus

 

La méningo-encéphalite à tiques (MET)

Est une maladie d’origine virale, contrairement à la maladie de Lyme (d’origine bactérienne), qui affecte le système nerveux central et transmise à l’homme par morsure de tique. (exceptionnellement par consommation de lait cru ou de fromage au lait cru de chèvre ou de brebis).

Le virus responsable de cette pathologie est le virus TBEV (Tick Borne Encephalitis Virus).Il n’existe aucun traitement spécifique, la meilleure protection est la prévention (un traitement spécifique existe).
Le réchauffement climatique expliquerait en grande partie l’extension du virus de la MET que l’on observe actuellement dans plusieurs pays d’Europe (Suisse, Autriche, Europe du Nord et de l’Est…). En France, quelques cas ont été signalés en Alsace mais son incidence est encore mal connue.

1. Symptômes et évolution
  • Symptômes de grippe estivale, une ou deux semaines après la morsure
  • Éventuellement complication neurologique, psychique
  • Séquelles neurologiques pouvant être graves (invalidité, troubles nerveux et/ou psychiques…)
  • Dans 1 à 2 % des cas, la MET évolue vers la mort.

Sources : http://francelyme.fr/mediatiques/maladies-a-tiques/

 

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